Non

Remets-moi tout ça immédiatement
Tu ne peux pas te déshabiller ici
Tu ne peux pas étaler sur ce tapis
Tes seins ta motte ton cul pour la caméra
Éteins-moi ce cigare il est interdit de fumer
Non ce n’est pas le temps de prendre un bain
Mais vous êtes tous devenus fous ma parole
Tu ne peux pas te raser les couilles dans la cuisine
Et laisser des poils sur le carrelage
Ce n’est pas le moment de se branler
Mais qu’est-ce qui te prends de te branler
Comment peux-tu te branler à un moment pareil
Mais qu’est-ce que c’est que ça
Tu ne peux pas rester ici avec un doigt dans la chatte
Ce n’est pas le moment de se passer le doigt
Quelle est cette odeur
Ne lui mets pas ta langue à cet endroit
Ne lui tâte pas les fesses
Ne lui mets pas un doigt en astiquant son manche
Tu as des mailles dans tes collants
Arrête tu fais des mailles dans tes collants
Remets ton t-shirt cesse de les tâter personne ne veux les voir
Et toi, ne laisse pas ton slip taché dans le bol à fruits
Qu’est-ce que c’est que ça
Tu ne peux pas apporter ça ici
Remets-le dans ton sac
Éloigne ce truc de moi
Ils vont revenir d’une minute à l’autre
J’entends leurs pas dans l’escalier
Leur voix derrière la porte
N’approche pas ou je crie
Ne me touche pas
Non je

Avez-vous lu le poème que la salope chinouèse du bureau a écrit sur Hugo Lemieux?

Les pieds d’Hugo Lemieux
Chaussés de brogues noirs impeccables
Qui font craquer la salope chinouèse du bureau

Les yeux d’Hugo Lemieux
Qui déshabillent la salope chinouèse du bureau
Chaque fois qu’il la croise

Les épaules d’Hugo Lemieux
Que la salope chinouèse du bureau masse
Dans la salle des employés quand ils sont seuls

Les oreilles d’Hugo Lemieux
Que la salope chinouèse du bureau mordille
Quand elle lui apporte un dossier

Le coude d’Hugo Lemieux
Enfoncé dans les côtes de la salope chinouèse du bureau
Quand ils luttent et se chamaillent tendrement

Les doigts d’Hugo Lemieux
Qui pincent les mamelons de la salope chinouèse du bureau
Devant la photocopieuse

Les lèvres d’Hugo Lemieux
Quand il embrasse la salope chinouèse du bureau
Après le resto-ciné réglementaire

Les joues d’Hugo Lemieux
Qui rougissent quand, le lendemain,
La salope chinouèse du bureau l’entraîne dans la salle de réunion

Les orteils d’Hugo Lemieux
Badigeonnés un à un
Avec la salive de salope chinouèse du bureau

Le dos d’Hugo Lemieux
Qui se cambre quand la salope chinouèse du bureau
Lèche son anus avec application

Les jambes d’Hugo Lemieux
Crispées quand la salope chinouèse du bureau
Le ramone avec son gode-ceinture

Le torse d’Hugo Lemieux
Constellé de gouttes de sueur
Que lèche la salope chinouèse du bureau

Le menton d’Hugo Lemieux
Couvert de la cyprine
De la salope chinouèse du bureau

Le cul d’Hugo Lemieux
Qui se tortille drôlement en sortant de la réunion
Avec la salope chinouèse du bureau

Les bras d’Hugo Lemieux
Qui poussent la salope chinouèse du bureau
Le lundi suivant dans la toilette des hommes

La queue d’Hugo Lemieux
Enfoncée juste un peu trop loin
Au fond de la gorge la salope chinouèse du bureau

Le poil pubien d’Hugo Lemieux
coincé entre les dents
de la salope chinouèse du bureau

Le sperme d’Hugo Lemieux
Qui gicle et qui brûle
Les yeux de la salope chinouèse du bureau

La pisse d’Hugo Lemieux
Qui coule en rigole au coin de la bouche
De la salope chinouèse du bureau

Les dents d’Hugo Lemieux
Blanches comme des iceberg
Qui causent le naufrage de la salope chinouèse du bureau

Le cœur d’Hugo Lemieux
Qui n’a pas vraiment de place en ce moment
Pour la salope chinouèse du bureau

Prendre un cochon par la queue

(Chanson à répondre qui n’appelle pas de réponse)

Pendre un cochon par la queue
Prendre Denis Cauchon par la queue
Siffler en astiquant, siffler en besognant
Prendre Cauchon par la queue
La la la la la, la la la la

Prendre Denis Cauchon par la queue
Denis Cauchon qui dit un « Non ! »
Étouffé par la culotte sale enfoncée dans sa gorge
Ma culotte qui bâillonne Denis Cauchon
Assis sur le siège du passager
De la Beetle soixante-seize de ma mère
La queue de Denis qui palpite dans ma main
Pendant qu’il tente de se libérer
Pendant qu’il tente de se dépêtrer
De sa ceinture achetée chez Moores
La la la la la, la la la la

Siffler en astiquant, siffler en besognant
Et prendre Denis Cauchon par la queue
Pour le porter à mes lèvres
Car je sais jouer de cet instrument
Porter la queue de Denis Cauchon à ma bouche
Pendant qu’il tortille sont petit cul
Et s’escrime avec sa ceinture pur cuir
Avec des « han ! » et des « heu ! » et des « ouf ! »
Denis Cauchon pris par sa queue qui dégoutte
Quelques foutues gouttes de foutre dégoûtant
La la la la la, la la la la

Avec des « han ! » et des « heu ! » et des « ouf ! »
Denis Cauchon hulule et perd ses lunettes
Pendant que sa queue chatouille ma luette
Il ahane et de ses hanches avance son manche
Sa queue pointue de véritable Denis Cauchon
La queue de Denis Cauchon qu’enfin je suce
Caché, son vit tendu par les vitres teintés
Avec des « han ! » et des « heu ! » et des « ouf ! »
Apeuré Denis Cauchon donne et crache sa purée
La giclée débordante gifle mon débardeur
La la la la la, la la la la

Prendre un cochon par la bouche
Prendre Denis Cauchon par la bouche
Donner la langue et lui glisser en rigolant
Quelques foutues gouttes de foutre dégoûtant
La la la la la, la la la la

Point du jour

Welcome to Fabulous Lavaltrie
À la halte routière le long de l’autoroute

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Ma chérie sur une table à piquenique

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Elle se fait baiser avec application

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Sa tête remue d’avant en arrière

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Elle mord sa lèvre pour ne pas crier

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Le camionneur qui la saillit reste debout

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Clope au bec et  casquette orange

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Jean sale et ceinture cloutée aux chevilles

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Une jeune touriste allemande épatée

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Qui filme le tout avec son téléphone

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Moi, pas peu fière des coutumes locales

Je me répète constamment en aparté
Welcome to Fabulous Lavaltrie

Welcome to Fabulous Lavaltrie
Welcome to Fabulous Lavaltrie

Notifiée

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Joyce Mansour

Je te cherche dans les collines et les greniers
Je te cherche sur l’ourlet de ma vulve
Je te cherche dans mes draps souillés de rêves
Je te cherche au Caire et à Paris
Je te cherche dans les placards du siècle
Je te cherche dans les rayons de poussière
Je te cherche sous la tranchefile
Je te cherche engluée au plafond
Je cherche ton poignard palpitant
Dans la nuit et dans la pluie 

Je cherche ton sexe de crabe
Je cherche les chats vérolés
Qui se nourrissaient à tes mamelles vertes
Je cherche les machinations aveugles de tes mains
Sur mes seins frissonnants
Je cherche ta peau séchée par la fumée des passions
Je cherche tes bas qui raffermissaient tes jambes
Ton corset qui soutenait ton corps tremblant
Tes rides tes seins ballants ton air affamé
Et tes robes qui sentaient ton corps pourri
Je cherche ton ventre pour me nourrir
Je cherche tes cheveux pour me rassasier
Je cherche tes reins et ta tête rasée
Je cherche ta langue qui perce mes yeux
Et qui les remplit de salive triomphante

Je te cherche aussi auprès des femmes
De ces femmes que tu voulais fuir
Ces femmes aux mains grasses
Qui caressaient tes seins nus
Et qui crachaient leur urine dans ta soupe
Je te cherche chez les femmes intempestives
Aux ongles de désert cisaillant
Aux aisselles de forêt ruisselante
Je te cherche chez les passantes
Qui ajustent effrontément leurs bas
Avant de vaporiser leur lymphe dans mon cœur

Je te cherche aussi dans les vices des hommes
Car ils étaient ton domaine
Je te cherche dans leurs plaies – tes doux gâteaux
Je te cherche dans leurs viles pensées
Que tu aimais tant mâcher
Je te cherche dans leurs cratères
Qui crachaient leur sperme froid de fantôme
Je te cherche sous leurs prépuces rances
Sur le papier bible de leur prétention
Dans leur ignorance de ton pouvoir

Je te cherche dans la laideur
Où tu trouvais toute ta beauté
Te trouverai-je assise devant une table cassée
La mort dans le ventre et rien dans l’armoire
Fatiguée de tout même de tes souvenirs ?
Te trouverai-je dans les mots d’enfants
Que tu as murmurés en mourant ?
Te trouverai-je près du phallus qui a sonné le glas
Le jour où tu t’es mise à dormir ?
Te trouverai-je enfin
Dans le désespoir de mes songes ?
Car tes désirs d’hier
Sont mes rêves de demain

Au confessionnal

Mon père, je m’accuse
D’avoir eu des pensées impures

Mon père, je m’accuse
D’avoir pensé au corps de l’homme
En prenant en bouche le corps du Christ

Mon père, je m’accuse
D’avoir caché des cartes postales coquines
Dans mon missel

Mon père, je m’accuse
De m’être touché les parties honteuses
Avec les gants blancs que je porte à la messe

Mon père, je m’accuse
D’avoir essayé de voir
Sous le pagne du Christ en croix

Mon père, je m’accuse
D’avoir ajouté des mots obscènes
En chantant les cantiques

Mon père, je m’accuse
D’avoir rincé ma chatte dans le bénitier

Mon père, je m’accuse
D’avoir fourré mon chapelet dans mon cul
Et de l’avoir retiré grain par grain
En soupirant d’aise

Mon père, je m’accuse
D’avoir joué avec les cierges
Ce qui leur donne cette drôle d’odeur
Quand ils brûlent

Mon père, je m’accuse
D’avoir usé la patine du maître-autel
En y frottant mon abricot

Mon père, je m’accuse
D’avoir sous sa soutane décalotté
Monseigneur pendant qu’il rajustait sa calotte

Mon père, je m’accuse
De m’être crossée avec sa crosse

Mon père, je m’accuse
D’avoir la gougnotté la noune de la nonne

Mon père, je m’accuse
D’avoir blasphémé l’immaculée conception
En souillant ma vertu dans la nef sans contraception

Mon père, je m’accuse
D’avoir pissé dans le ciboire
Pour que vous en preniez
Et que vous en mangiez tous

Mon père, je m’accuse
D’avoir caché mon kotex dans le calice
Car ceci est mon sang, livré pour vous

Prière de la pornographe

Sainte Marguerite de Cortone<
Patronne des prostituées
Toi qui t’abandonnas toute entière
Aux exigences impétueuses de la chair,
Toi qui connus toutes les joies sublimes
Et foudroyantes de la débauche,
Toi qui fus vierge, mère, maîtresse, mystique, putain et stigmatisée
Toi qui te fis refuser le voile parce que tu étais trop belle
Toi qui trouvas ton amant assassiné au pied d’un arbre
Fais que je sois toujours pleine de désir

Sainte Marguerite de Cortone
Patronne des écrivaines érotiques
Toi qui, pour racheter tes errements, fis pénitence publique
En te promenant dans les rues, montée par un ânier
Qui dans les rues criait ton passé en n’omettant
Aucune impudeur, aucune obscénité
Apprenant ainsi aux bourgeois effarés
Une multitude de péchés délectables
Qu’ils n’auraient jamais eu la liberté
Ou même l’imagination de commettre
Fais que je puisse toujours crier mon désir

Amen

Je veux lire

Léo
Léa
Léo et Léa
Le camion de Léo et Léa
La radio de Léo et Léa
Léa est l’amie de Léo
Léo est l’ami de Léa
Léa a la balle et le bâton de Léo
Léo a la poupée et la bicyclette de Léa
Léo a pelé la poire
Léa boit du lait
Léo et Léa ont lu le livre
La petite Léa a un tutu rose
Léa a la peau humide
Léo regarde Léa
Léa a le souffle court et rapide
Léo goûte la peau de Léa
La petite Léa a une jolie culotte
Léa caresse son minou
Le minou de Léa est une jolie petite bête
Les soupirs de Léa sont humides
Léo dépasse de son slip
Léo est bandé comme papa
Léo lèche le minou mouillé
Léa ouvre ses jambes et gigote l’index dans son anus
Léo suce les seins de Léa pendant qu’elle le branle et guide sa queue vers sa fente et puis Léo qui la pénètre d’un coup pendant qu’elle crie qu’il la met de plus en plus vite avec des clapotis visqueux plus qu’elle brame encore et oh oui et plus fort et plus profond et qu’il mord ses lèvres elle agite les jambes crispe les orteils et les ongles sur la peau de Léo et après elle jouit en hurlant et qu’il vient sur son ventre
Sur sa poitrine
Son menton
Son nez
Le nez de Léa
La bouche de Léo
La bouche et le nez de Léa
Léo
Léa