Ma chérie
A ramené à la maison
Un homme « juste pour elle »
Je reste sagement assise sur le balcon
Savourant le moment
Et une tasse de lapsang souchong
Les cuisses nues dans la chaleur
De cette dense nuit
Le front aussi moite que le sexe
Je regarde les doux temps s’enfuir
Pendant que les cris flûtés
S’échappent de la fenêtre
Pour aller se dissoudre
Dans la noirceur humide de l’air
Plus tard j’irai poser ma joue
Sur sa chatte baveuse
Pour y écouter
Le ronronnement repus
Des battements de son cœur
Pour l’instant
Le mien chavire
Et deux doigts glissés
Sur mon pelage
Me font miauler à la lune